Partenariat CPC-FAO Afrique centrale:La CPC sur le terrain dans le cadre du projet de renforcement des capacités de la Plateforme des Organisations Paysannes de l’Afrique Centrale (PROPAC)

Le bureau sous-régional de l’Afrique centrale de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a confié à la CPC, dans le cadre du Projet de Coopération Technique (CTP) n°3502 « Renforcement des capacités de la Plateforme des Organisations Paysannes de l’Afrique Centrale (PROPAC) », la réalisation de certaines activités dudit projet. Au compte des activités de ce projet à réaliser par la CPC figurent ce qui suit :

  •  Assister le coordinateur national du projet dans la coordination et le suivi des activités du projet ; 
  • Réaliser l’audit institutionnel et organisationnel de la PROPAC et proposer les orientations pour l’élaboration du manuel de procédures ; 
  • Sur la base des résultats du diagnostic institutionnel des organisations paysannes (OP) de la Guinée Equatoriale, du Gabon et du Burundi et des orientations sur les principaux aspects de la gouvernance et de la mise en cohérence des textes nationaux, procéder à la formulation des orientations régionales sur les principaux aspects de la gouvernance ;
  • Définir les grands axes de réflexions (thèmes) qui devront être abordés lors de l’atelier régional et de concevoir les modules et outils pédagogiques appropriés pour la réalisation des programmes de formation proposés ;
  • Définir en collaboration avec les consultants nationaux de la PROPAC, les axes de réflexion (thème) qui devront être abordés lors des ateliers nationaux ;
  • Assister la PROPAC dans l’élaboration de son plan stratégique et du business plan associé à sa mise en œuvre ;
  • Apporter l’appui nécessaire à l’organisation et la tenue de l’atelier de formation régional.

Outre l’assistance à la coordination nationale pour le suivi des activités qui est une activité permanente, la réalisation de l’audit institutionnel et organisationnel apparaît comme un préalable à la mise en œuvre des autres activités. Pour ce faire, la CPC a positionné cette activité au premier plan dans le chronogramme de mise en œuvre de son assistance technique.

L’objectif poursuivi dans le cadre de cette mission d’audit institutionnel et organisationnel de la PROPAC est de mettre en exergue les forces et faiblesses du système de management de la PROPAC en lien avec les opportunités et les menaces de son environnement institutionnel afin de dégager les principales orientations en vue de l’amélioration de ses performances.


Pour atteindre cet objectif, une mission de la CPC composée de Messieurs Ibrahima NDOUR, Secrétaire Exécutif de la CPC, Gabriel GBEDJISSOKPA, Directeur des Programmes et Projets à la CPC et Lazare Djoumbi SEME, Consultant de la CPC a effectué au cours de la période d’Août à Septembre 2015, une mission à la PROPAC et au niveau de quatre de ses Concertations Nationales des Organisations Paysannes, notamment celles du Cameroun, du Burundi, du Gabon et de la Guinée. La mission a échangé avec la gouvernance de ces organisations, le personnel technique (là où il en existe), certaines OP de base et de leurs partenaires institutionnels et techniques. Ces échanges ainsi que l’exploitation de la documentation disponible ont permis à la mission de cerner les principaux atouts et les contraintes au développement de ces institutions.


Au terme de cette première étape d’audit organisationnel et institutionnel de la PROPAC, la CPC a remercié très sincèrement la FAO pour lui avoir donné l’opportunité de comprendre l’organisation de ce réseau et son fonctionnement, ses rapports avec les différentes institutions partenaires ou partenaires potentiels.

La PROPAC depuis sa création en 2005 a beaucoup acquis en expérience et en maturité. Elle pourrait devenir une institution communautaire incontournable en matière d’appui au développement des coopératives agricoles à la base. Pour avoir plus d’efficacité sur le terrain, la PROPAC et ses structures nationales membres doivent se prêter à la restructuration de plusieurs de leurs fonctions et se doter de stratégies appropriées susceptibles de renforcer l’impact de leurs interventions.

Les prochains appuis du prestataire devront s’inscrire dans la prise en compte des éléments clés du diagnostic réalisé et viseront la mise en œuvre des principales orientations proposées à l’issue de cette mission.

La CPC assiste à la Conférence des Intervenants des secteurs de la PME et de l’Artisanat du Cameroun

Suite à l’invitation de Monsieur le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPEMEESA) du Cameroun, le Professeur Laurent Serge Etoundi Ngoa , une délégation CPC composée de Monsieur Jean BIMINGO, Directeur du Centre d’Appui Conseil aux Pays membres de la CPC et Monsieur Guy Tatou, Responsable de Liaison, de la Communication et du Contrôle Interne à la CPC, a assisté à la Conférence des Intervenants des secteurs de la PME et de l’Artisanat au Palais des Congrès de Yaoundé du mercredi 08 au vendredi 10 Avril 2015,. 

Les échanges des travaux étaient centrés sur deux grands axes : 

Les politiques publiques de développement et actions des différents intervenants de la chaîne d’encadrement des PME et de l’Artisanat ; 

Le budget programme centré sur la gestion axée sur les résultats. 

Il convient de signaler qu’au cours de cette conférence, plusieurs points intéressants ont été discutés et la CPC a fait entendre la voie des coopératives. Nous pouvons notamment rappeler : 

1. L’existence d’un programme d’incubateur d’Entreprises dans le processus de professionnalisation d’emploi au Ministère de l’Enseignement Supérieur, à l’Université de Dschang, à l’Institut du Sahel à Maroua et en Monde rural par le MINADER (Ministère de l’agriculture et du Développement Rural). 

2. Dans le cadre de la promotion des PME et du Guichet Unique, il est dorénavant possible de créer une PME en 72 heures, le cas des coopératives soulevé par la CPC étant à examiner pour aller dans le même ordre. 

Pour toute information sur la création des PME, la Conférence recommande le Site www.e-regulation.org 

À l’issue de la conférence, la délégation CPC se propose d’entreprendre les démarches du genre précédemment suivies avec d’autres partenaires en vue d’aboutir à une convention entre la CPC et le Ministère de l’Enseignement Supérieur dans le Cadre du programme de professionnalisation des enseignements, occasion pour elle de vendre l’idée des incubateurs d’entreprises coopératives dans les universités et grandes écoles telles que la Faculté d’Agronomie de Dschang(FASA), l’Institut Supérieur du Sahel, l’Ecole polytechnique de Yaoundé, etc.

Une convention de partenariat signée entre Africa Femmes Performantes (AFP) et la CPC

La signature de la convention de partenariat a eu lieu le lundi 09 février 2015 au siège de la CPC. Africa Femmes Performantes (AFP) est une ONG mondiale des femmes entrepreneures d’Afrique et de sa diaspora ayant son siège à Washington DC aux Etats Unis. 

Cette convention signée par AFP, représentée par sa Présidente Patricia SEKE d’une part, et Monsieur Ibrahima NDOUR, Secrétaire Exécutif de la CPC, la représentant d’autre part , régit les accords de partenariat qui ont démarrés par l’encadrement de la CPC à AFP dans l’élaboration et l’adoption du Programme Minimum de Lancement et de Développement de la Coopérative d’Épargne, de Crédit et d’Investissement de la Femme d'Africaine et de la Diaspora (Pro.MLD/COOPEC-IFAD) qui aura son siège à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le mandat de la CPC consiste donc à mettre son expertise en matière coopérative à disposition de l’AFP.

Les deux parties se sont engagées à respecter les termes de cette convention signée pour trois ans et renouvelable par tacite reconduction.

ENTREPRENEURIAT COOPERATIF:Les formateurs formés par la CPC sur l’Acte Uniforme OHADA

ENTREPRENEURIAT COOPERATIF

Les formateurs formés par la CPC sur l’Acte Uniforme OHADA

C’était au cours d’un atelier de trois jours qui s’est tenu à Mbalmayo au Cameroun du 11 au  13 Décembre 2014
Faciliter l’assimilation, l’appropriation mais surtout la mise en pratique de l’Acte Uniforme OHADA relatif au Droit des Sociétés Coopératives : tel était l’objectif principal de cet atelier. En effet, le deuxième atelier panafricain de formation des formateurs des acteurs de l’entrepreneuriat coopératif, organisé par la Conférence Panafricaine Coopérative (CPC) à Mbalmayo au Cameroun, a durant trois jours d’activités (du 11 au 13 décembre) réuni étrangers, fonctionnaires de l’administration camerounaise, et représentants d’organismes internationaux qui ont été entretenus par les experts de la CPC.
Par ailleurs, les sous thèmes tels que ‘’la lutte contre la pauvreté et auto-emploi‘’ , ‘’le mouvement coopératif africain et l’entreprise  coopérative’’, ont notamment été abordés dans une approche andragogique. Une approche caractérisée par la prise en compte des prérequis, des activités d’éveil et des échanges lors des travaux pratiques et qui ont plutôt facilité l’assimilation du contenu des différentes communications, comme nous l’a  confirmé Lontsi Charles, Ingénieur d’étude au Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) du Cameroun et participant  : « Au moment où nous achevons cet atelier, j’ai une très bonne impression parce que j’ai maîtrisé le contenu de l’Acte Uniforme OHADA, je pense que les connaissances acquises au cours de ce séminaire, vont nous permettre de mieux faire comprendre aux producteurs ce qu’on appelle Coopérative, sur quelle base elle est créée, comment est-ce qu’elle fonctionne, comment elle est organisée, et ça permettra que les futures coopératives créées au Cameroun puissent fonctionner mieux ».
C’est justement ce meilleur fonctionnement des coopératives en Afrique, dans le respect des dispositions juridiques de l’Acte OHADA en vigueur,  que recherche la CPC. La CPC qui en rappel, est un organisme bipartite panafricain regroupant vingt Etats et leurs mouvements coopératifs ; et dont la vocation principale est d’accompagner les pays membres, dans leurs stratégies d’élaboration et de mise en œuvre de politiques et programmes coopératifs. Aujourd’hui, la CPC compte à son actif, la mise sur pied de l’Université Africaine de Développement Coopératif (UADC) basée à Cotonou au Bénin ; mais aussi l’adoption en 2010 par le Conseil des Ministres, de l’Acte Uniforme OHADA en question initié par la CPC dont le Secrétariat Exécutif  est basé à Yaoundé au Cameroun. A cela on peut ajouter le Plan d’Action Panafricain de Développement des Coopératives élaboré par la CPC et adopté par les Nations Unies en 2012 lors de la cérémonie de clôture de l’Année Internationale des Coopératives.
Les deux prochains ateliers se tiendront au Gabon et en RDC respectivement en mars et mai 2015.

Une mission CPC de prospection et de développement des partenariats en Allemagne

Une délégation CPC composé de Monsieur Jean BIMINGO, Directeur du Centre d’Appui Conseil (CAC) aux Pays membres de la CPC et Monsieur GBEDJISSOKPA Gabriel, Directeur des Programmes et Projets Chez la CPC , s’est rendu en Allemagne pour prendre part à la Conférence 2014 d’INAISE (Association Internationale des Investisseurs dans l’Économie Sociale) sur le thème ‘’Mobiliser la finance sociale à l’échelle mondiale – Apprendre les uns des autres’’. Cette mission a permis à la CPC de faire plus ample connaissance de cette Association Internationale des Investisseurs dans l’Économie Sociale. 

Au total 105 participants ont pris part à cette Conférence pour une soixantaine de structures. Il a été confié à la CPC le mandat d’élaboration d’un programme sur les énergies renouvelables pour pallier les problèmes de délestage intempestif sur le continent. Parmi les énergies renouvelables, la CPC propose l’option du solaire. L’Afrique est le continent du soleil. C’est moins une question de moyens financiers que d’organisation. Le défi c’est la valorisation de l’énergie solaire et la solution coopérative semble la plus appropriée pour la mutualisation des efforts pour un coût d’accès abordable. 

La CPC retenue lors de cette conférence comme membre observateur valorisera les acquis africains en matière coopérative. INAISE de son côté renforcera sa présence en Afrique. Les deux partenaires pourraient utiliser la 16e CPC à bon escient d’une part, et d’autre part la CPC pourrait abriter l’AGA d’INAISE de 2016 ou 2017. Tout peut se négocier. Les thématiques relatives aux difficultés des femmes et des jeunes d’accès à la terre pour un renforcement de la sécurité alimentaire, aux nouvelles technologies, au crédit… pourraient être retenues. Bref, il est question, de montrer ce que peut faire la coopérative dans de telles difficultés.