Faure Gnassingbé, parrain de la Conférence Coopérative Panafricaine

« Je remercie et je dis  toute ma gratitude au Conseil d'Administration pour l'honneur qu'il me fait en me désignant, jeune Chef d'Etat,  comme parrain du mouvement coopératif panafricain. Messieurs les membres du Conseil d'Administration, je veux vous assurer que j'éprouve un sentiment de fierté et que je mesure l'honneur redoutable que vous me faites ». C'est par ces mots que le Président de la République a dit « oui » à la Conférence Coopérative Panafricaine (CPC). 

Faure Gnassingbé accepte ainsi de devenir le parrain de la CPC née en 1967 et présente aujourd’hui dans 20 pays africains ; et d'ajouter à l'endroit des responsables de la CPC : « Je ne  ménagerai aucun effort pour qu'ensemble, nous puissions atteindre les objectifs que vous avez affichés, car j'attache une importance particulière au développement du mouvement coopératif, parce que je suis convaincu que c'est là, une des voies pour l'Afrique de régler une bonne partie de ses problèmes ». Le Chef de l'Etat togolais avait alors personnellement présidé, le 11 décembre 2008 au Palais des Congrès de Lomé,  la cérémonie marquant le lancement officiel du Mouvement coopératif au Togo, concluant son discours de circonstance par une proposition pour le moins importante : celle de retenir le 11 décembre comme « Journée de la coopérative au Togo ». 

La CPC qui ambitionne de couvrir tous les pays de l'Union Africaine, a déjà décerné à Faure Gnassingbé le Certificat de Membre d'Honneur le 1er octobre 2008. 

Travaux de validation du Plan d’action décennal panafricain de développement des coopératives à LOME

Le Premier ministre, KwesiSéléagodjiAhoomey-Zunu, a ouvert l’atelier des experts pour l’actualisation du Plan d’action décennal panafricain de développement des coopératives.

Cette rencontre a été initiée parla Conférence Panafricaine Coopérative et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité Sociale et dans le cadre de la clôture de l’année internationale des coopératives qui se déroulera très bientôt à New-York du 19 au 20 décembre prochain.

Cet atelier de deux jours des experts a pour mission d’actualiser le plan d’action décennal africain de promotion des coopératives dans le cadre de la clôture de l’année internationale des coopératives 2012. 

Cette initiative répond à trois objectifs principaux : mieux sensibiliser le public aux coopératives ; promouvoir la création et la croissance des coopératives pour renforcer l’autonomisation socioéconomique et encourager à mettre en place des politiques, lois et règlements favorables à la création et à la croissance des coopératives.

Le Premier ministre KwessiSéléagodjiAhoomey-Zunu, affirmait en marge de ces travaux que les crises économiques et financières à répétition sont venues rappeler que la formule coopérative demeure incontournable pour le développement qui met l’homme et la femme au centre, comme acteur et bénéficiaire.

Pour le Secrétaire Exécutif de la Conférence Panafricaine Coopérative, Ibrahima Ndour, cette rencontre se révèle très capitale avant le sommet annuel du mouvement coopératif à New-York, car elle présentera la contrepartie africaine à l’élaboration d’unplan d’action mondial coopératif.

« Le plan d’action, dessine des grands axes qui concernent aussi bien le plan économique, que la formation des acteurs coopératifs de tous les secteurs d’activité afin de montrer la capacité des coopératives à créer des emplois », a souligné Ndour Ibrahima

La rencontre de Lomé doit mettre en exergue les coopératives dans leur rôle de création d’emploi décent et de richesse pour la réduction de la pauvreté. Les coopératives favorisent le travail indépendant, offrent des possibilités d’inclusion sociale aux personnes les plus fragiles et leur permettent de progresser vers la formalisation de leurs activités socio-économiques. Elles jouent aussi un rôle important dans la production et la distributiondes produits agricoles.

Cette rencontre africaine a réuni aussi bien les experts africains, les ministres, les représentants du peuple que les ambassadeurs accrédités au Togo.

Au cours de cette rencontre, le Premier Ministre SéléagodjiAhoomey-Zunu a indiqué que  « le document final issu des discussions de Lomé va constituer l’apport de l’Afrique aux travaux du sommet».

A la fin de cet atelier, la délégation des experts de la Conférence Panafricaine Coopérative a été reçue jeudi par le Premier ministre Séléagodji AHOOMEY-ZUNU.Les discussions ont porté sur le défi des coopératives en Afrique. 

Le Pr Emmanuel Kamdem qui a conduit la délégation a déclaré à sa sortie d’audience qu’ils sont venus remercier le chef du gouvernement pour toutes les commodités qui leur sont offertes pour la réussite des assises de Lomé et surtout pour la présence du Premier Ministre à la cérémonie d’ouverture.

« La conférence panafricaine coopérative (CPC), au-delà d’une organisation faîtière coopérative africaine, reste le cadre de défense des intérêts des coopérateurs africains. Nous saluons l’attention particulière que les autorités togolaises  accordent à cela », a conclu le Pr Kamdem, au sortir de l’audience.

A noter que la délégation a été introduite dans les bureaux du Premier ministre par Me YacoubouHamadou, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.

Discours prononcé par son Excellence Faure Gnassingbé Eyadema,le 11 décembre 2008 au Palais des Congrès de Lomé.

Excellence Monsieur le Premier Ministre, 

Excellence Monsieur le Président de l‘Assemblée Nationale, 

Monsieur le Président de la Conférence Panafricaine Coopérative, 

Monsieur le Représentant du Président du Bureau International du Travail, 

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement, 

Honorables Députés, 

Messieurs les Présidents des Institutions de la République, 

Messieurs les Représentants du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales, 

Messieurs les Officiers Supérieurs, 

Messieurs les Directeurs Généraux et Chefs de service, 

Vénérés Chefs Traditionnels,Mesdames et Messieurs et chers amis, 

L'Afrique est marquée depuis plus d'une vingtaine d'années par l'expansion exponentielle de la pauvreté et elle fait face à une crise multidimensionnelle : crise alimentaire, sociale, économique, financière. Cette crise multidimensionnelle et cette pauvreté, se manifestent chaque jour malgré tous les programmes d'assistance financière, matérielle et humanitaire de la communauté internationale et malgré les efforts inlassables de nos pays. 

Cette situation est caractérisée d'une part, par une précarité croissante et une forte concentration du marché du travail et d'autre part, par le caractère de plus en plus informel de l'emploi et un fort taux de chômage. Le problème de l'emploi est devenu de ce fait, une préoccupation de premier ordre tant pour les populations que pour les gouvernements. Notre pays le Togo, n'échappe pas à cette dure réalité. 

L'emploi étant fondamental dans la lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, l'élaboration d'une stratégie s'impose afin de créer un environnement favorable sur les plans institutionnel et économique pour l'amélioration des conditions de vie de nos populations. Ainsi, l'accroissement qualitatif et quantitatif des opportunités d'emploi à offrir aux jeunes, dans différents secteurs à travers la formation, passe par la disponibilité des ressources nécessaires. La promotion et le développement des secteurs à fort coefficient d'emploi est porteur de croissance véritable. C'est tout cela qui fonde la stratégie du gouvernement en matière de politique pour la réduction de la pauvreté. 

Mesdames et Messieurs, chers invités 

Réussir cette ambition suppose de s'en donner les moyens. Et les moyens qui s'offrent à notre pays, c'est de pouvoir développer l'entrepreneuriat coopératif et créer des emplois décents. Cependant, il faut bien le reconnaître, l'absence de politique et l'inadaptation des textes de lois, constituent un handicap sérieux au développement des entreprises coopératives. 

Mesdames et Messieurs, 

Il est très heureux de constater qu'à travers le plan d'action décennal de lutte contre la pauvreté par l'entrepreneuriat coopératif en Afrique, la Conférence Panafricaine Coopérative se mobilise davantage vers la recherche des stratégies alternatives et de nouvelles voies de développement économique et social plus solidaires. Il est aussi heureux de voir son ambition proclamée et s'ouvrir à tous les pays du continent et de se doter d'une banque et d'une université africaine coopérative. 

Je saisis l'occasion de cette assemblée pour adresser mes remerciements au Bureau International du Travail qui a toujours été aux côtés de la conférence africaine coopérative, dans le processus d'élaboration des politiques et législations coopératives dans les pays africains et qui contribuent à la réussite de cette présente assise. 

Je voudrais aussi féliciter tous les coopérateurs africains particulièrement les coopérateurs togolais pour leur courage et détermination à faire avancer  le renouveau coopératif. Ainsi donc, la définition et la mise en œuvre de la politique et l'appui institutionnel, constitueront les tous premiers vecteurs pour promouvoir l'esprit d'entreprise coopérative. 

Mesdames et Messieurs, 

Je voudrais exprimer toute ma gratitude aux plus hautes autorités de la conférence panafricaine coopérative, pour avoir repris le processus de développement du mouvement coopératif avec  courage et amitié pour le peuple togolais. Je reste convaincu qu'ensemble nous pourrons tracer la voie qui fera du Togo  une société plus solidaire. 

Mesdames et Messieurs, chers invités, 

S'il faut partager la richesse, il faut aussi être conscient qu'on ne peut redistribuer la richesse qu'on n'a pas encore créée. Au nombre des conditions qui rendent possible cette création, il y a la rigueur et l'innovation mais aussi la promotion de nos valeurs de compassion et de solidarité. Nous voyons comment il s'avère difficile la tâche qui nous attend. Comment concilier les impératifs de la relance de la croissance et le redressement des finances publiques avec la prise en considération des aspects humains, souvent douloureux. L'équilibre à établir ne pourra résulter  que d'une véritable harmonisation du couple rigueur-humanisme comme un exercice quotidien. 

Mesdames et Messieurs, 

Nous devons donc ensemble, nous assigner comme objectif de conjuguer les engagements aussi différents et parfois contradictoires que la solidarité avec les impératifs du développement économique, la gestion démocratique avec l'efficacité, la responsabilisation de l'individu avec l'intervention communautaire et l'épanouissement de l'homme. 

Vous conviendrez avec moi que, le plus grand défis auquel nous sommes confrontés, c'est de redonner un sens à l'action collective, de renouer avec la promotion du bien commun au profit de nos communautés qui ont besoin d'un secteur coopératif dynamique et inventif dans le climat de mondialisation que nous baignons. 

Je vous invite à apprécier le facteur de stabilisation et d'assurance que constituent le coopératisme qui  porte en lui, les valeurs capables d'inspirer et de contribuer  puissamment à la réponse des besoins auxquels, le gouvernement ne peut plus satisfaire à lui seul. 

Détermination, vision à long terme, doivent faire partie de nos qualités. Enracinés dans le temps, les coopératives le sont aussi dans l'espace, parce que leur raison d'être et leur action les imbriquent dans la société togolaise au point de s'y fondre, elles devront quadriller notre territoire et en assurer une totale occupation. 

Mesdames et Messieurs, 

Pour finir, je voudrais au nom du peuple togolais, de son gouvernement et à mon nom personnel, remercier les plus hautes autorités de CPC pour avoir fait confiance à l'ancien Premier Ministre KwassiKlutsé en le désignant comme Président du Conseil d'Administration de la CPC et en me faisant l'honneur de me nommer parrain du mouvement. 

Je crois que, c'est un honneur qui est rendu au peuple togolais tout entier et notre responsabilité dans trois ans, sera grande. 

Pour finir, je voudrais, au moment où nous lançons officiellement le mouvement coopératif togolais, proposer que cette journée soit retenue comme la journée coopérative au Togo. 

Je vous remercie. 

C’est officiel : La CPC a signé son Accord de Siège au Cameroun

L’ouverture du siège de la CPC par la mise en place d’un Secrétariat Exécutif était une résolution de la 15ème session de notre institution en Juillet 2008 à Brazzaville. La réponse et les mesures d’accompagnement annoncées par le Cameroun face à la requête, ont amené la 26ème session du Conseil d’Administration tenue en Décembre 2008 à Lomé, à lever cette option.

Mais c’est seulement en Février 2011 que la CPC a effectivement pris possession du bel immeuble que l’Etat camerounais lui a affecté dans le prestigieux quartier Bastos.

Le temps de l’installation effective et l’écartèlement des responsables de la CPC entre Yaoundé et Lomé pour cause du symposium panafricain ont retardé davantage la signature du protocole d’accord de siège. C’est finalement le 11 Décembre 2012 que le Ministre des Relations Extérieures du Cameroun avait retenu pour cette importante cérémonie. A cette occasion, le PCA de la CPC a fait le déplacement pour rejoindre sur place le Secrétaire Général du CA, le Secrétaire Exécutif, le Président du Conseil Scientifique de l’UADC et le Directeur du Centre d’Appui Conseil.

Ce fut une cérémonie solennelle rehaussée par la participation du Ministre des Relations Extérieures et du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. Parmi les nombreux invités, on aura noté la présence de Mme Ayolo Ex PCA de la CPC de 2000 à 2004.

Mais par delà les symboles, cet acte diplomatique marquait pour la CPC le début de la pleine jouissance des droits relatifs à son statut d’institution internationale et à l’observance des devoirs y relatifs. Le PCA dans son discours a magnifié la remarquable sollicitude des autorités camerounaises à l’égard de la CPC et s’est engagé au nom de l’institution à accompagner le pays d’accueil dans ses projets et programmes coopératifs.

Juguler la crise du logement social au Cameroun : La CPC propose la piste des coopératives d’habitat au Ministère en charge du dossier

Le mercredi 12 novembre 2013, s’est tenue dans les bureaux de la Direction de l’Habitat Social et de la Promotion Immobilière (DHSPI) du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain du Cameroun,  une séance de travail relative à l’étude des opportunités de création de coopératives d’habitat au Cameroun avec la création de Zones     d’Aménagement Concerté (ZAC). Ce projet de création des coopératives d’habitat est proposé par la CPC dont sa délégation pour la circonstance était composée d’Ibrahim NDOUR, Secrétaire Exécutif et Gabriel GBEDJISSOKPA, Directeur des Programmes et des Projets.

Etaient présents du côté de la Direction de l’Habitat Social et de la Promotion Immobilière : Jean Pierre NAMENE, Chef de Service des Programmes Publics et de l’Habitat Social mais également Colette ABANG, cadre à la Direction de l’Habitat Social, rapporteur de  séance.

Le seul point inscrit à l’ordre du jour de cette séance porte sur le partage avec la Direction chargée de l’Habitat Social du projet de création des coopératives d’habitat au Cameroun. 

La CPC, après un bref détour sur sa présentation  a dévoilé son projet auprès de ses hôtes du ministère. Cet exposé fait sur la base d’un document de synthèse Powerpoint était articulé autour de plusieurs préoccupations notamment la définition de la coopérative d’habitat, le groupe-cible, comment créer la coopérative comment fonctionne-t-elle ? Les responsabilités du gouvernement dans la mise en place et le développement des coopératives d’habitat, les responsabilités des sociétés concessionnaires dans la viabilisation du domaine d’implantation des coopératives d’habitat, les organes de gestion du programme, la réalisation des logements  coopératifs, l’impact du programme sur l’urbanisation. 

A la suite de l’exposé du programme par la CPC et des éléments de réponses apportés aux préoccupations évoquées par les représentants de la DHSPI, le Service de la Gestion des Programmes Publics et de l’Habitat Social a trouvé cette proposition intéressante pour juguler la crise de logement social que connait notre pays depuis quelques années et qui est plus accentuée dans les grands centres urbains du Cameroun. Après avoir formulé une liste de souhaits, le SGPPHS a décidé de transmettre le projet à sa hiérarchie en plus du compte-rendu qui ne manquera pas d’arguments.