C’est officiel : La CPC a signé son Accord de Siège au Cameroun

L’ouverture du siège de la CPC par la mise en place d’un Secrétariat Exécutif était une résolution de la 15ème session de notre institution en Juillet 2008 à Brazzaville. La réponse et les mesures d’accompagnement annoncées par le Cameroun face à la requête, ont amené la 26ème session du Conseil d’Administration tenue en Décembre 2008 à Lomé, à lever cette option.

Mais c’est seulement en Février 2011 que la CPC a effectivement pris possession du bel immeuble que l’Etat camerounais lui a affecté dans le prestigieux quartier Bastos.

Le temps de l’installation effective et l’écartèlement des responsables de la CPC entre Yaoundé et Lomé pour cause du symposium panafricain ont retardé davantage la signature du protocole d’accord de siège. C’est finalement le 11 Décembre 2012 que le Ministre des Relations Extérieures du Cameroun avait retenu pour cette importante cérémonie. A cette occasion, le PCA de la CPC a fait le déplacement pour rejoindre sur place le Secrétaire Général du CA, le Secrétaire Exécutif, le Président du Conseil Scientifique de l’UADC et le Directeur du Centre d’Appui Conseil.

Ce fut une cérémonie solennelle rehaussée par la participation du Ministre des Relations Extérieures et du Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural. Parmi les nombreux invités, on aura noté la présence de Mme Ayolo Ex PCA de la CPC de 2000 à 2004.

Mais par delà les symboles, cet acte diplomatique marquait pour la CPC le début de la pleine jouissance des droits relatifs à son statut d’institution internationale et à l’observance des devoirs y relatifs. Le PCA dans son discours a magnifié la remarquable sollicitude des autorités camerounaises à l’égard de la CPC et s’est engagé au nom de l’institution à accompagner le pays d’accueil dans ses projets et programmes coopératifs.

Juguler la crise du logement social au Cameroun : La CPC propose la piste des coopératives d’habitat au Ministère en charge du dossier

Le mercredi 12 novembre 2013, s’est tenue dans les bureaux de la Direction de l’Habitat Social et de la Promotion Immobilière (DHSPI) du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain du Cameroun,  une séance de travail relative à l’étude des opportunités de création de coopératives d’habitat au Cameroun avec la création de Zones     d’Aménagement Concerté (ZAC). Ce projet de création des coopératives d’habitat est proposé par la CPC dont sa délégation pour la circonstance était composée d’Ibrahim NDOUR, Secrétaire Exécutif et Gabriel GBEDJISSOKPA, Directeur des Programmes et des Projets.

Etaient présents du côté de la Direction de l’Habitat Social et de la Promotion Immobilière : Jean Pierre NAMENE, Chef de Service des Programmes Publics et de l’Habitat Social mais également Colette ABANG, cadre à la Direction de l’Habitat Social, rapporteur de  séance.

Le seul point inscrit à l’ordre du jour de cette séance porte sur le partage avec la Direction chargée de l’Habitat Social du projet de création des coopératives d’habitat au Cameroun. 

La CPC, après un bref détour sur sa présentation  a dévoilé son projet auprès de ses hôtes du ministère. Cet exposé fait sur la base d’un document de synthèse Powerpoint était articulé autour de plusieurs préoccupations notamment la définition de la coopérative d’habitat, le groupe-cible, comment créer la coopérative comment fonctionne-t-elle ? Les responsabilités du gouvernement dans la mise en place et le développement des coopératives d’habitat, les responsabilités des sociétés concessionnaires dans la viabilisation du domaine d’implantation des coopératives d’habitat, les organes de gestion du programme, la réalisation des logements  coopératifs, l’impact du programme sur l’urbanisation. 

A la suite de l’exposé du programme par la CPC et des éléments de réponses apportés aux préoccupations évoquées par les représentants de la DHSPI, le Service de la Gestion des Programmes Publics et de l’Habitat Social a trouvé cette proposition intéressante pour juguler la crise de logement social que connait notre pays depuis quelques années et qui est plus accentuée dans les grands centres urbains du Cameroun. Après avoir formulé une liste de souhaits, le SGPPHS a décidé de transmettre le projet à sa hiérarchie en plus du compte-rendu qui ne manquera pas d’arguments. 

Sommet des Nations Unies pour la Clôture de l’Année Internationale des Coopératives New York, Novembre 2012

Les années 1966 et 2002 qui portent respectivement les recommandations 127 et 193 de l’OIT sur la promotion des coopératives sont restées mémorables pour les coopérateurs du monde entier. Il en sera de même pour 2012 qui a été la première à être déclarée Année Internationale des Coopératives par les Nations Unies. Ce qui a le plus fait la fierté des coopérateurs, c’est  que la coopérative a été reconnue comme un facteur de développement socio-économique inclusif en pleine crise  économique et financière de l’occident surtout. Ainsi, en amont pendant deux ans au moins,le Département des Affaires Sociales et Economiques des Nations Unies s’est attelé à encourager les Etats et le mouvement coopératif à des rencontres autour de la thématique centrale qui était : « Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur.» 

L’Afrique coopérative ne fut pas en reste, notamment la CPC et l’Etat togolais, qui avec l’appui de l’Union Africaine et du BIT, malgré les invitations adressées à tous les pays du continent n’ont pu tenir le grand symposium qui devait marquer l’année.

A défaut du symposium, les experts africains ont été réunis à Lomé les 9 et 10 Novembre 2012 pour produire le Plan d’Action Panafricain de Développement Coopératif 2012/2022 (PADCOOP). La qualité de ce dernier, facilitera le travail au Président du Conseil d’Administration, au Secrétaire Exécutif et au Président du Conseil Scientifique de l’UADC qui composaient la délégation chargée de présenter ledit document à la cérémonie de clôture de l’Année Internationale au siège des Nations Unies à New York les 19 et 20 Novembre 2012.

En effet, M. Kwassi KLUTSE, M. Ibrahima NDOUR et M. Emmanuel KAMDEM ont vu le Plan d’Action apprécié et adopté après un brillant résumé fait par ce dernier.

Le mouvement coopératif africain dans son entièreté peut être fier d’avoir été représenté par la CPC qui du reste, a été la seule organisation coopérative africaine présente à New York.