Le Projet de Banque Panafricaine Coopérative en gestation

La CPC jusqu’ici, porteuse du projet de Banque Panafricaine Coopérative avait jugé nécessaire de rencontrer la Commission Économique des Nations Unies (CEA) pour l’Afrique centrale, dans le but de l’impliquer dans la mise en œuvre de cet outil financier de haute importance. Le Directeur de la Représentation sous régionale de la CEA, Monsieur Emile AHOE, a accepté de recevoir le dossier, d’en examiner les contours avant de saisir l’institution mère basée à Adis Abeba. Plusieurs autres rencontres suivront par la suite. Cette première, avant que l’obstacle de budget programmes ne soit opposé à la CPC pour induire le différé d’une éventuelle prise en charge de la requête, restera mémorable du fait de la qualité des échanges entre les deux parties. Toutefois, la CPC salue la décision de la CEA sous régionale de l’impulser désormais dans ses activités en tant qu’institution de développement.

Une Délégation CPC au PNDP

La rencontre avec le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’est déroulée en présence de Madame NGA, Coordinatrice nationale du PNDP. Après la présentation de la CPC par le Secrétaire Exécutif Monsieur IBRAHIMA NDOUR et l’exposé sur les Programmes en cours par le Directeur Chargé des Projets et Programmes de la CPC, Monsieur Gabriel GBEDJISSOKPA, Madame NGA a tout de suite perçu un rapport avec les interventions au niveau des Collectivités Territoriales Décentralisées. Elle a ainsi envisagé la possibilité de ficeler un accord de partenariat entre la CPC et le PNDP. En fait, l’appui aux Communes par le PNDP ne peut pas occulter la nécessité d’un renforcement des capacités des acteurs à la base dans un cadre entrepreneurial. C’est cela que la CPC propose pour une décentralisation assortie d’auto développement. C’est dans cette perspective que la Coordinatrice du PNDP a pris la décision de confier à la CPC trois départements pilotes pour la promotion de l’entrepreneuriat coopératif.

 

Une Mission du Ministère de l’Agriculture du Gabon à la CPC

Le Directeur général adjoint du développement rural et le chef de service chargé de l’action coopérative ont effectué une visite de travail d’une semaine à la CPC à l’effet d’étudier les conditions de relance de l’activité coopérative au Gabon. De la situation nationale décrite, il découle qu’au Gabon, rare sont les coopératives dignes de ce nom et celles qui existent sont mal structurées. La délégation a tout de même exposée deux opportunités :

  • L’engagement ferme du ministre de l’Agriculture pour la relance du secteur coopératif,
  • La disponibilité de la FAO à accompagner la relance dans le secteur agricole.

C’est sur cette base que la mission a accepté la proposition de la CPC d’élaborer sur place un programme qui sera soumis aux deux institutions ci-dessus indiquées. Si aujourd’hui, le programme global qui était prévu dans le Budget 2015 tarde à être lancé, nous notons avec satisfaction que la FAO a commencé à matérialiser son engagement par la mise en place et la formation de ses acteurs dans le processus.

Une convention de partenariat signée entre la CPC et le FNPSS de la République Démocratique du Congo

La Directrice du Fonds National de Prévoyance et de Service Social (FNPSS), Madame Alice MIRAMO, avait d’abord saisit le Secrétariat Exécutif en lui soumettant un plan d’action pour voir les projets qui peuvent faire l’objet d’un partenariat à exécuter par la CPC. Le choix fut porté sur trois axes :

Promotion de micros entreprises de groupes vulnérables et des personnes nécessiteuses ;

Organisation de la micro finance populaire ;

Opérationnalisation du FNPSS pour servir de banque sociale de proximité.

Les échanges étant arrivés à maturité, le Ministre de l’Action Sociale décida d’envoyer une mission composée d’un de ses Conseillers techniques et la Directrice du FNPSS. Leur séjour à Yaoundé a permis l’élaboration d’une convention de partenariat. Qui sera suivi plus tard du transfert de ses documents de mise en œuvre. La CPC devrait alors attendre le signal du gouvernement congolais pour le démarrage.

Faure Gnassingbé, parrain de la Conférence Coopérative Panafricaine

« Je remercie et je dis  toute ma gratitude au Conseil d'Administration pour l'honneur qu'il me fait en me désignant, jeune Chef d'Etat,  comme parrain du mouvement coopératif panafricain. Messieurs les membres du Conseil d'Administration, je veux vous assurer que j'éprouve un sentiment de fierté et que je mesure l'honneur redoutable que vous me faites ». C'est par ces mots que le Président de la République a dit « oui » à la Conférence Coopérative Panafricaine (CPC). 

Faure Gnassingbé accepte ainsi de devenir le parrain de la CPC née en 1967 et présente aujourd’hui dans 20 pays africains ; et d'ajouter à l'endroit des responsables de la CPC : « Je ne  ménagerai aucun effort pour qu'ensemble, nous puissions atteindre les objectifs que vous avez affichés, car j'attache une importance particulière au développement du mouvement coopératif, parce que je suis convaincu que c'est là, une des voies pour l'Afrique de régler une bonne partie de ses problèmes ». Le Chef de l'Etat togolais avait alors personnellement présidé, le 11 décembre 2008 au Palais des Congrès de Lomé,  la cérémonie marquant le lancement officiel du Mouvement coopératif au Togo, concluant son discours de circonstance par une proposition pour le moins importante : celle de retenir le 11 décembre comme « Journée de la coopérative au Togo ». 

La CPC qui ambitionne de couvrir tous les pays de l'Union Africaine, a déjà décerné à Faure Gnassingbé le Certificat de Membre d'Honneur le 1er octobre 2008.